Les actualités
IA et violences en ligne chez les jeunes
Les Nations Unies alertent sur l’augmentation des violences en ligne touchant les jeunes, avec des conséquences importantes sur leur santé mentale et leur sécurité.
L’essor de l’intelligence artificielle amplifie le phénomène : création d’images ou vidéos manipulées (deepfakes), diffusion rapide de contenus humiliants, nouvelles formes de pression en ligne. Ces contenus, souvent très réalistes, sont difficiles à détecter et à stopper.
Face à cette évolution, les organisations internationales appellent à renforcer la prévention, l’éducation au numérique et l’accompagnement des jeunes.
Consultez le dossier Internet Sans Crainte sur le cyberharcèlement
Protéger les jeunes : l’Europe passe à l’action contre le cyberharcèlement
La Commission européenne a lancé en février 2026 un plan d’action pour lutter contre le cyberharcèlement des jeunes et mieux protéger leur santé mentale en ligne. Face à l’augmentation des violences numériques, ce plan vise à renforcer la prévention, améliorer les outils de signalement et responsabiliser les plateformes.
Le plan prévoit plusieurs mesures concrètes : le développement d’outils numériques pour signaler plus facilement les contenus problématiques, un meilleur accompagnement des jeunes victimes, ainsi qu’un renforcement de la coopération entre les États membres et les acteurs du numérique. Il s’inscrit également dans le cadre du Digital Services Act (DSA), qui impose davantage de responsabilités aux plateformes en matière de modération et de protection des mineurs.
En parallèle, des initiatives comme l’application développée par la CNIL (FantomApp) pour aider les adolescents à mieux se protéger sur les réseaux sociaux montrent l’importance d’outiller les jeunes face à ces risques, tout en les sensibilisant à leurs usages numériques.
Enquête VAVISA sur les violences sexuelles : appel à participation
L’association Contre les Violences sur Mineurs (CVM) a lancé VAVISA : une enquête nationale sur les comportements sexuels et les violences sexuelles des Français âgés de 15 à 21 ans, soutenue par la DGCS, Sorbonne Université, Inserm et AP-HP.
Une première enquête pilote réalisée auprès de 262 jeunes parisiens entre 15 et 21 ans révèle que 30,4 % d’entre eux ont déjà eu une expérience sexuelle sans en avoir envie : la moyenne d’âge de ces premières violences subies est de 7 ans.
La nouvelle enquête nationale va collecter des données françaises via un questionnaire anonyme en ligne. Les adolescents et jeunes adultes pourront y répondre de manière volontaire et anonyme entre le 9 mars et le 9 juin 2026. L’objectif de ce travail est de mieux comprendre les réalités des adolescents pour mieux les protéger.
Contribuez à diffuser cette enquête !
L’HEC publie le Rapport 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France : la menace masculiniste
Ce baromètre montre que le cybersexisme est la première forme de discours de haine en ligne, avec 84 % de victimes qui sont des femmes.
Sur les réseaux sociaux, en particulier TikTok et X, les discriminations et les violences faites aux femmes et aux minorités de genre se cristallisent et s’amplifient. Cela nourrit le sentiment d’insécurité des femmes sur les réseaux et peut avoir des 𝗿𝗲́𝗽𝗲𝗿𝗰𝘂𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻𝘀 𝘁𝗿𝗲̀𝘀 𝗴𝗿𝗮𝘃𝗲𝘀 𝗵𝗼𝗿𝘀 𝗹𝗶𝗴𝗻𝗲, de la banalisation des violences jusqu’à l’apologie d’actes bien plus dangereux.
Le rapport identifie deux formes de sexismes :
- Le sexisme paternaliste, faussement bienveillant, légitime une répartition hiérarchisée des hommes et des femmes → en France, environ 7,5 millions d’hommes et 5 millions de femmes véhiculent ces normes.
- Le sexisme hostile, plus violent, qui peut inclure des attitudes agressives ou dévalorisantes → en France, cela concerne 17% des personnes de 15 ans et plus, soit près de 10 millions de personnes.
L’enquête d’Hugo est désormais disponible en allemand !
Grâce à un nouveau partenariat européen entre Internet Sans Crainte / Tralalere / Safer Internet France et Klicksafe, coordinateur du Safer Internet Allemagne, le serious game contre le harcèlement « Stop la Violence ! » sera désormais accessible par les jeunes allemands dans leur langue maternelle.
« Stop la Violence ! », réalisé par Tralalere dans le cadre du programme Internet Sans Crainte, a déjà permis de sensibiliser plus d’1 million de collégiens et de lycéens, grâce à ses enquêtes interactives créées pour et avec les jeunes, en s’inspirant de situations d’harcèlement réelles.
Une des 5 enquêtes est désormais disponible en allemand : il s’agit du cas d’Hugo, victime de partage non consensuel de contenus intimes.
Les participants sont encouragés à :
- comprendre les risques liés au partage de contenus privés et intimes en ligne ;
- sensibiliser leurs pairs ;
- empêcher la diffusion d’images et de vidéos sans consentement ;
- développer leur empathie et adopter un comportement numérique responsable.
Comment parler de sextorsion avec les jeunes ? Essayez la plateforme Payboy !
En France, plus de 12 000 cas de sextorsion ont été signalés en 2023, principalement pour obtenir de l’argent. Ce phénomène consiste à se lier d’amitié en ligne avec une victime afin de gagner sa confiance et la pousser à envoyer des images intimes. Ces images servent ensuite à la menacer : les agresseurs exigent de l’argent, d’autres photos ou des faveurs à caractère sexuel.
La sextorsion se déroule souvent via les messageries des réseaux sociaux ou les chats de jeux vidéo. Très subtile, cette manipulation plonge la victime dans la honte et la culpabilité, l’empêchant souvent de demander de l’aide.
Pour sensibiliser les jeunes et les parents, la fondation belge Child Focus a lancé Payboy : une campagne qui détourne les codes du magazine érotique Playboy pour expliquer comment reconnaître, prévenir et affronter la (cyber)sextorsion.
Harcèlement et cyberharcèlement : des chiffres en hausse
En seulement un an, le pourcentage des jeunes touchés par le harcèlement est passé de 24% à 35%. C’est ce que révèle le dernier baromètre sur le harcèlement et le cyberharcèlement, réalisé par la Caisse D’Épargne et l’association e-Enfance / 3018.
- 71 % des cas de harcèlement ont lieu au sein de l’établissement scolaire, mais ils se poursuivent en ligne même après l’école. En effet, les réseaux sociaux et l’IA sont très présents dans le quotidien des enfants :
- 65% des -11 ans sont sur les réseaux sociaux
- 15% des enfants cyberharcelés en primaire.
- 41% des enfants cyberharcelés sur WhatsApp, souvent dans des groupes de classe (25%), prolongeant les tensions scolaires dans la sphère numérique.
Cela a des conséquences très lourdes sur la santé mentale des jeunes victimes : 25 % d’entre elles ont déjà pensé à se faire du mal ou au suicide, chiffre qui monte à 39 % chez les jeunes filles.
6 Novembre : journée non au harcèlement
Comme chaque année, une journée de lutte contre le harcèlement à l’école est organisée pour sensibiliser les élèves et leur donner les clés pour réagir en cas de problème.
Reconnaître le harcèlement, oser en parler sans culpabiliser, savoir à quel organisme faire appel : cette journée a plus qu’une raison d’être, car, selon une étude récente*, 35 % des jeunes ont été touchés par le harcèlement dès l’école primaire, un chiffre en nette augmentation (+ 11 points en seulement un an).
Les conséquences du harcèlement sur la santé mentale des jeunes sont très lourdes : 25 % des victimes ont déjà pensé à se faire du mal ou au suicide, chiffre qui monte jusqu’à 39 % chez les jeunes filles.
En parler et être accompagnés est indispensable pour apprendre à intervenir efficacement, que l’on soit témoin ou victime.
*Le harcèlement des jeunes en 2025, Étude Caisse d’Epargne – Association E-Enfance/3018 sur le harcèlement et le cyberharcèlement des 6-18 ans.
“TKT” : le harcèlement scolaire sur grand écran
“T’inquiète !” : quel parent n’a pas entendu cette réponse ? Pourtant, derrière les phrases laconiques des adolescents peut parfois se cacher un mal-être insoupçonnable.
C’est le thème de “TKT” (acronyme de “t’inquiète”), le dernier film de Solange Cicurel : l’histoire d’Emma, 16 ans, une jolie fille bien dans sa peau, qui a des amis, un petit ami et des parents aimants, mais qui se retrouve, malgré tout, victime de harcèlement.
Pour écrire le film, la scénariste et réalisatrice belge s’est nourrie de nombreux témoignages d’adolescents harceleurs et harcelés, dans le but de raconter une histoire qui soit la plus proche possible de la réalité et du quotidien des adolescents d’aujourd’hui.
Conseillé en famille à partir de 12 ans, “TKT” rappelle l’importance de se confier si l’on est victimes de harcèlement, mais aussi l’urgence de sensibiliser à la responsabilité collective, car nous avons tous le pouvoir de changer les choses.
Regardez le trailer de TKT
Non au harcèlement : un challenge national pour collégiens et lycéens
Le 6 novembre, à l’occasion de la journée de lutte contre le harcèlement, Internet sans crainte lance un challenge national aux côtés du ministère des Sports, du ministère de l’Éducation nationale et de l’association e-Enfance.
Pour qui ? Les membres d’un club ou d’une fédération, les éducateurs sportifs, les professeurs en établissement scolaire, les passionnés de sport.
Pourquoi ? Passer à l’action contre le harcèlement sexiste et homophobe.
Comment ? L’initiative se décline sous forme de plusieurs activités, en ligne ou déconnectées :
- Pour encourager les élèves à s’exprimer et à réfléchir de façon ludique, vous avez la possibilité de choisir entre le serious game “Stop la violence” (enquête en ligne) ou le quiz déconnecté.
- Pour aller plus loin : défendre un sport respectueux et égalitaire, créez une affiche engagée et partagez-la sur les réseaux avec une photo de votre équipe !
Découvrez le challenge Stop la violence et partagez cette initiative autour de vous !
Bienvenue dans la vie numérique : un kit gratuit pour accompagner les enfants dans leurs premiers pas en ligne
#BienvenueLes6e fait peau neuve ! Désormais, les parents et les enseignants peuvent s’appuyer sur une ressource beaucoup plus complète pour aider les 8-12 ans à adopter les bons réflexes numériques dès leurs premiers pas en ligne.
L’opération “Bienvenue dans la vie numérique” comprend 4 outils :
Pour les enseignants et les parents
– un kit atelier clés en main en 5 séances d’environ 1h chacune ;
Pour les parents
– un guide actualisé pour accompagner sereinement l’arrivée du premier smartphone ;
Et pour les enfants
– une BD recto verso en appui à l’opération nationale « Portable en pause » du ministère de l’Éducation nationale ;
– un mémo pratique pour devenir un élève connecté et éclairé.
L’atelier aborde 5 sujets clés :
– équilibrer son temps d’écran ;
– protéger son identité numérique ;
– prévenir le cyberharcèlement ;
– comprendre les IA ;
– gérer son impact numérique.
Découvrez Bienvenue dans la vie numérique et partagez cette opération autour de vous !
La santé mentale des jeunes au premier plan : trois études récentes (2025) dressent un état des lieux qui interroge
1 jeune sur 4 en dépression : trois études sorties à la rentrée 2025 révèlent que la santé mentale devient un enjeu de taille. Aujourd’hui l’information sur ce sujet passe surtout par les réseaux sociaux, mais la prise de parole des institutions reste faible. Les jeunes interrogés se disent prêts à changer certaines habitudes pour diminuer l’anxiété. Pour en savoir plus :
- Santé mentale des jeunes de l’Hexagone aux Outre-mer, une enquête réalisée par l’Institut Montaigne, la Mutualité Française et l’Institut Terram, auprès de 5 633 jeunes de 15 à 29 ans au printemps 2025.
- Le baromètre « Qui sont nos ados ? », réalisé par Acadomia-Odoxa auprès de 1000 collégiens et lycéens et 360 parents en juin 2025.
- « Les jeunes et la santé mentale” Quel discours sur les réseaux sociaux ? », une étude de l’Association Hospitalière Sainte-Marie, cartographiant 46 comptes TikTok et Instagram qui abordent les thématiques de santé mentale.
Émojis : un langage à décrypter pour prévenir le harcèlement
L’usage des émojis dans les messages entre jeunes peut sembler anodin, mais certains détournements sont désormais identifiés comme vecteurs de harcèlement. Un fruit, un animal ou une flamme peuvent devenir des codes d’exclusion ou d’insulte. Les médiateurs et enseignants sont de plus en plus sensibilisés à ce langage visuel. C’est d’ailleurs le sujet central de la dernière campagne de communication de l’assurance Allianz qui propose également un dossier complet pour en savoir plus.
Retrouvez aussi notre article dédié sur Internet Sans Crainte.
Cyberharcèlement : prévenir avant les vacances d’été
Avec l’arrivée des vacances, l’usage des réseaux sociaux s’intensifie chez les adolescents. Pour prévenir le cyberharcèlement, plusieurs académies lancent des campagnes en juin, à destination des élèves et des familles. L’objectif : rappeler les bons réflexes numériques (respect, signalement, blocage) et encourager le dialogue. Des outils pédagogiques comme le serious game “Stop la violence” ou la plateforme 3018 sont mis en avant. Les enseignants sont invités à organiser une séance de sensibilisation avant la fin des cours, afin de préparer un été numérique plus sûr pour tous.
Pour en savoir plus et accompagner vos élèves et vos enfants, consultez nos ressources Internet Sans Crainte.
Harcèlement scolaire : Les premiers résultats de l’enquête nationale 2023.
En février 2024, le ministère de l’Éducation nationale a dévoilé les premiers indicateurs nationaux issus de l’enquête sur le harcèlement scolaire mené dans près de 680 établissements publics. Parmi les 17 400 élèves du CE2 à la Terminale ayant répondu, l’enquête révèle qu’en 2023, le harcèlement scolaire concernait plus d’un élève par classe avec :
- 5 % des écoliers (soit environ 319 élèves sur 6 374)
- 6 % des collégiens (soit environ 236 élèves sur 3 932)
- 4 % des lycéens (soit 284 élèves sur 7 098)
Par ailleurs, près de 17 % des élèves du CE2 au CM2 déclarent avoir été la cible « souvent » ou « très souvent » de fausses rumeurs. Sensible à cette problématique, TRALALERE aborde spécifiquement ce sujet à travers son programme « Stop la violence ! », qui sensibilise les jeunes aux conséquences des rumeurs et leur fournit les outils nécessaires pour y faire face.
Le 17 mai, on dit Stop aux LGBT+phobies !
Le saviez-vous ? En 2023, 7% des victimes de LGBT+phobies ont moins de 15 ans.
Ce chiffre alarmant souligne l’importance de mieux comprendre ce que sont les LGBT+phobies pour mieux les combattre. Alors en cette journée internationale de lutte contre les LGBT+phobies, TRALALERE à travers son programme « Stop la violence ! » vous propose une nouvelle enquête pour sensibiliser les jeunes au harcèlement en lien avec les violences et actes LGBT+phobes et sexistes, notamment dans le milieu sportif.
Vous êtes médiateur éducatif ? Mobilisez-vous dès maintenant, mener l’enquête avec vos élèves et trouver ce qui est arrivé à Kimi : c’est ici.
Pour aller plus loin : si vous souhaitez profiter de cette journée pour en apprendre davantage sur les violences faites aux personnes LGBT+, TRALALERE a aussi publié un article sur ce sujet.
Concours « Non au harcèlement » : le ministère de l’Éducation nationale dévoile les lauréats 2025
Organisé par le ministère de l’Éducation nationale, le concours « Non au harcèlement » permet chaque année aux élèves, du CP à la Terminale, de s’exprimer sur le harcèlement scolaire à travers la création d’affiches ou de vidéos de sensibilisation.
À l’occasion de cette 12e édition, les élèves ont une nouvelle fois montré leur engagement face à un sujet qui les concerne directement, en créant des supports visuels visant à promouvoir un environnement scolaire bienveillant et inclusif. L’objectif était également d’encourager la mise en place d’actions durables contre le harcèlement au sein des établissements scolaires.
Pour découvrir le palmarès des lauréats de cette 12ᵉ édition du concours « Non au harcèlement », c’est juste ici : Voir le palmarès.
Lutte contre le cyberharcèlement : la Commission européenne laisse la parole aux jeunes
Le 25 mars 2025, dans le cadre de son plan d’action contre le cyberharcèlement, la Commission européenne a réuni un groupe de travail composé de différents acteurs : membres des Safer Internet Centers, représentants d’ONG engagées dans la lutte contre le cyberharcèlement, mais aussi parents, adolescents et enseignants.
Parce que leur parole compte, les jeunes ont été invités à réfléchir collectivement aux enjeux du cyberharcèlement, à partir de scénarios inspirés de situations réelles à travers lesquelles ils pouvaient se reconnaitre. L’objectif était d’identifier les défis rencontrés sur le terrain et de faire émerger des pistes d’actions concrètes, adaptées à leur réalité, en confrontant leur point de vue et celui des adultes.
C’est donc naturellement que TRALALERE, à travers son programme Internet sans crainte, s’est impliqué dans ce plan d’action, en prenant part à ce groupe de travail et en sollicitant les jeunes et les experts de terrain avec lesquels l’entreprise échange régulièrement pour la conception de ses ressources numériques éducatives.
Jeudi 7 novembre – Journée nationale de lutte contre le harcèlement à l’école
Instaurée depuis 2015, cette journée est l’occasion pour les communautés éducatives de mettre en place des actions de sensibilisation et de lutte contre le harcèlement.
C’est également l’un des temps forts du programme pHARe dans lequel “Stop la violence !” est l’une des ressources clés pour les collégiens et lycéens. Avec “Stop la violence !”, nous proposons des séances clé en main pour sensibiliser et agir contre le harcèlement en fonction de vos publics.
Préparez dès à présent votre séance en consultant notre espace pédagogique et en visitant la page dédiée du ministère de l’Éducation nationale.
“Stop la violence !”, grand prix de la Commission Européenne
Chaque année, les différents Safer Internet des pays européens se réunissent pour élire la meilleure ressource pédagogique du Better Internet for Kids de la Commission Européenne.
Et cette année, ils ont désigné “Stop la violence !” comme meilleure ressource pédagogique pour sensibiliser au harcèlement. Ainsi, grâce à cette reconnaissance, nous pouvons dorénavant proposer une partie des contenus en anglais pour toucher encore plus de jeunes et lutter ensemble contre le harcèlement.
